T. MAXWELL WITHAM, Esq

E. W. CLÂSSEY, FJ.E.S,

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LIBRARY OF ^ TICKBORNE

TICKS AND DISEASES

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I

HISTOIRE NATURELLE

DES

INSECTES.

APTÈRES.

iii.

PARIS. -IMPRIMERIE DE FAIN ET THUNOT» rue Racine , 28, près de l’Odéon.

HISTOIRE NATURELLE

DES

INSECTES.

APTÈRES.

PAR UES BARON WALCKENAER 1

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MEMBRE DE l/ INSTITUT©

Acérés Phrynéidess Scorpionides , So!pugsde§f Phalangides el Acarides i Bicères XSpizo'iques , Aphaniptères et Thysanoures ;

Par M. Paul GERVAIS.

TOME TROISIÈME,

OUVRAGE ACCOMPAGNÉ DE pUnCHIS.

PARIS.

UBBAIRIE UOTClOFtolgVI DE BOHET,

« .RUE HAUTEFEUILLE , 10 BIS,

1844»

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Ce volume renferme l’histoire naturelle des cinq derniers ordres des Insectes aptères-acères , c’est-à- dire des Insectes sans ailes et sans antennes, et celle des trois ordres qui composent la classe des Dicères-hexapodes , ou Insectes à six pattes pourvus de deux antennes, dont j’ai donné les caractères es- sentiels , t. 1 , p. 38 à 42 de cet ouvrage.

Le volume suivant complétera tout l’ouvrage , et contiendra l’histoire naturelle des Dicères-myriapo-

des , ou Insectes pourvus de deux antennes , et d’un

%

nombre de pattes excédant celui de six.

La collection du Muséum d’histoire naturelle de Paris , m’ayant offert un grand nombre d’individus de cette dernière classe qu’aucun naturaliste n’avait encore entrepris de décrire , je m’y appliquai avec une grande ardeur , il y a quelques années. Après avoir achevé cette tâche laborieuse et recueilli des matériaux nombreux , je disais dans la préface de mon premier volume que cette partie de l’histoire naturelle présentait une lacune presque entière. En effet, on ne possédait alors que ce qu’avaient écrit sur ce sujet Latreille et Leach, qui, d’après l’examen d’un petit nombre d’espèces , avaient établi quelques genres. Mais le volume je m’exprimais ainsi pa- raissait à peine lorsque je reçus l’extrait du Bulletin des naturalistes de Moscou , qui m’apprit qu’un na- turaliste éminent, M. Brandt , avait fait de la classe des Myriapodes l’objet de ses études spéciales; il promettait dans ce recueil un travail plus complet sur cette partie de l’histoire naturelle ; il instituait

APTÈRES, TOME IU. *

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des genres et des sous-genres bien caractérisés. A la même époque un jeune naturaliste , qui ne connaissait ni le travail de M. Brandt ni le mien , dont il n’avait et dont il n’a encore rien paru, vint me soumettre un mémoire sur une nouvelle espèce deGéophile trouvée dans Paris même. Ce mémoire me parut si bien fait que je l’engageai à le publier et à continuer ses inves- tigations sur cette classe d’insectes. Ce jeune natura- liste était M. Gervais. Depuis , M. Brandt et M. Ger- vais, l’un dans le Bulletin de l’Académie des sciences de Moscou , l’autre dans les Annales des sciences natu- relles, et dans différents recueils, ont publié les résul- tats de leurs études sur les Insectes dont je m’étais occupé. Plus leurs efforts pour perfectionner cette partie de l’entomologie m’ont paru heureux , plus j’ai désiré en profiter dans la rédaction de cette partie de mon ouvrage. Telle est la cause du retard qu’elle a éprouvé , et que je tâcherai de rendre le moins long qu’il me sera possible.

Quant à la portion de l’ouvrage que renferme ce volume , elle est entièrement , ainsi que l’indique le titre , de M. Gervais , que je me suis adjoint pour col- laborateur, lorsque j’eus reconnu combien l’affaiblis- sement de mes yeux me permettait peu d’espérer de pouvoir vérifier les travaux récemment publiés sur les Acarides , les Épizoïques et les Thysanoures. J’ai l’assurance que le monde savant n’aura qu’à se fé- liciter de voir resserré dans un si petit nombre de pages l’exposé de tout ce qui a paru jusqu’à ce jour d’observations et de faits sur des Insectes si long- temps négligés des naturalistes, si difficiles à réunir, si pénibles à observer. J’ose espérer aussi qu’on appré-

HJ

ciera le grand nombre d’espèces nouvelles décrites par M. Gervais ; la lucidité de sa méthode ; les aperçus neufs et intéressants dont il a enrichi la science , sans l’encombrer et l’obscurcir par le fastueux éta- lage d’inutiles innovations dans la classification et

\

la nomenclature ; genre de mérite , nous l’avouerons, qui nous satisfait d’autant plus qu’il devient tous les jours plus rare.

M. Frédéric Cuvier, aux éloges qu’il a bien voulu donner au premier volume de notre ouvrage lorsqu’il en rendit compte dans le Journal des Savants , a joint un reproche. C’est celui d’avoir méconnu l’impor- tance des considérations anatomiques , en rétablis- sant dans son intégrité , parmi les Insectes , la classe des Aptères , telle que Linné la composait , moins - cependant les Crustacés , si nombreux , en genres et en espèces, et qui par la nature de leur test, le milieu dans lequel ils vivent , leur appareil respiratoire des- tiné à agir sur le fluide ambiant , les appendices an- tenniformes de leur tête , ont depuis Aristote été tou- jours considérés comme une classe d’animaux voisins, mais différents , des Insectes,,

Nous ne croyons pas que le reproche qui nous a été fait par M. Frédéric Cuvier soit fondé. Nous avons toujours considéré comme occupant le premier rang dans la science les anatomistes et les physiologistes ; les Swammerdam , lesLyonet, les Strauss-Durkheim, les Léon Dufour, les Tréviranus, les Muller, les Hérold, etc.; ce sont eux qui ont fait connaître l’or- ganisation intérieure des insectes, dévoilé les mystères de leurs fonctions vitales, et les merveilles cachées de leurs surprenantes transformations : mais nous avons

iv

dit, et avec raison , ce nous semble , que dans le cé- lèbre et populaire ouvrage de l’illustre Cuvier, laclasse des Arachnides et sa subdivision en pulmonaire et trachéenne , était mal caractérisée , mal définie ; que trop d’importance avait été donnée, dans cet ouvrage, aux appareils de la respiration dans les animaux ar- ticulés et à sang blanc ; que de leurs différences il ne fallait pas en conclure une opposition aussi tranchée dans leurs fonctions vitales que celle qu’on avait supposée ; que pour bien saisir les rapports d’analogie qui existaient entre les différents ordres d’insectes , on devait se garder d’en exclure les ordres des Insectes- Aptères de Linné; et que malgré les ca- ractères qui séparaient ces ordres entre eux , il fallait les maintenir dans une même division , émi- nemment unie par ses affinités à la grande division des Insectes ailés , soit que ceux-ci se trouvent dans leur état de larves , ou dans leur état parfait.

Aujourd’hui le beau travail de M. George Newport, sur les systèmes des nerfs et de la circulation du sang dans les Myriapodes et les Scorpionides (1) , a prouvé ce que j’avais avancé d’après le seul examen des organes extérieurs. M. Newport a , par ses dis- sections , et ses ingénieuses observations , fait voir qu’il existait des vaisseaux artériens et des vaisseaux veineux , une véritable circulation du sang, dans les Myriapodes et les Scorpionides , aussi bien que dans toutes les autres classes d’animaux articulés. M. Newport a décrit d’une manière aussi claire qu’in- génieuse comment cette circulation s’effectue par le

(1) Newport,, Philosophical transactions , 1843, part. 2, p. 243-302, pi. 12, 13, 14 et 15.

V

grand vaisseau dorsal que l’on avait cm à tort isolé, et auquel au contraire aboutissent d’autres vaisseaux, clos et distincts, qui pénètrent dans toutes les parties du corps , et opèrent la nutrition et l’accroissement.

Le même anatomiste a aussi démontré comment dans tous les articulés la sensation a lieu par l’effet du double cordon , composé d’une suite de fibres superposées en deux séries longitudinales aboutis- sant à un ganglion ou renflement, qui est le cer- veau, l’organe de la volonté et de la sensibilité. Il a fait voir, par des expériences ingénieuses analogues à celles qui ont été faites il y a plusieurs années sur les nerfs de la tête de plusieurs quadrupèdes , par notre grand physiologiste M. Magendie, les effets pro- duits dans la volonté et la sensibilité de plusieurs espèces de Myriapodes et de Scorpionides , lorsque ces insectes se trouvent privés par l’amputation d’un des lobes de leur cerveau, ou d’une por- tion de leurs cordons nerveux. Ce n’est pas ici le lieu d’entrer dans de plus grands détails sur le travail de M. Newport et sur les conséquences qu’on en peut tirer pour l’histoire naturelle des insectes dont nous avons entrepris l’histoire; ces considérations trouveront leur place, lorsqu’à la fin de cet ouvrage , nous ferons une revue générale de cette grande classe des Insectes ; que nous la comparerons aux classes des Insectes ailés , et que nous résumerons les faits principaux qui la concernent ; ceux qui sont les plus propres à intéresser les naturalistes, et à hâter les progrès de la science.

Nous avons voulu seulement ici prouver combien étaient incertains les caractères anatomiques sur les-

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quels on a cm pouvoir établir une nouvelle classe parmi les animaux articulés , sous le nom d’ Arachni- des , et la séparer des Insectes. Sans doute la grande division des insectes aptères est composée d’ordres plus hétérogènes que ceux des autres classes d’insec- tes, mais ce n’est pas une raison pour méconnaître les rapports d’affinité qu’établit le caractère unique et général qui les unit entre eux , et les sépare, en même temps , de tous les autres Insectes : celui d’être privés du moyen de s’élever dans l’air; caractère qui les attache à la terre ou aux corps des végétaux et des animaux qu’elle nourrit.

Un des plus éminents zoologistes de nos jours, M. de Blainville, dans un article profondément pen- sé (1) , d’un de nos dictionnaires des sciences natu- relles , a reconnu que le principe fondamental de la mesure du degré de l’animalité était la sensibilité, et sa conséquence la locomotilité ; que « c’était le véritable zoomètre , puisque ce sont ces facultés qui constituent l’animal. » Nous avons donc eu raison (2) de mettre au premier rang , pour la classification des insectes, les métamorphoses qui sont le développe- ment de l’être ou de la sensibilité , et des organes du mouvement. Par la privation d’ailes, par le défaut de métamorphoses", la classe des insectes aptères se trouve parfaitement caractérisée. L’ordre des Apha- niptères, qui ne se compose que d’un genre, n’étant fondé que sur un des deux caractères qui constituent cette grande classe, pouvait seul en être écarté.

(1) De Blainville. Dictionnaire des sciences naturelles . 1840. In-8°, Supplément, 1. 1, p. 213.

(2) Histoire naturelle des Insectes- Aptères , tome I, p. 8.

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Au reste , M. Duméril , qui fut un des premiers coopérateurs de Cuvier , dans ses travaux anatomi- ques , et qui se distingue surtout par son esprit judi- cieux et méthodique, n’a jamais admis cette classe des Arachnides et a toujours conservé intacte , dans sa méthode entomologique la classe , des Insectes aptè- res de Linné (1)®

M. Brandt (2) qui écrivait avant le dernier tra- vail de M. Newport, conclut que par suite des re- cherches anatomiques de Treviranus, on doit à l’exemple de Linné réunir dans la même classe les insectes Hexapodes, les Arachnides et les Crustacés : « Il n’y a pas de doute, dit-il , que par cette méthode d’arrangement, la classification serait simplifiée, et en même temps basée sur des caractères anatomiques et physiologiques communs. On peut même avancer que , en suivant une telle marche , nous obtiendrons des divisions plus analogues aux classes bien établies d’autres animaux, et fondées également sur des dif- férences anatomiques, comme les classes des ani- maux vertébrés , dont le principe de classification est accepté par tous les naturalistes (3). »

Cependant nous pensons que la classe des Crusta» cés est fondée sur de bons caractères, et doit être séparée des insectes pour former une classe à part Cette classification me paraît être de la nature de celles que M. Brandt signale comme étant acceptées par tous les naturalistes.

(1) Duméril, Considérations générales sur la classe des Insectes , 1823. In-8°, p. 157 et 233.

(2) J. -F. Brandt, Recueil de mémoires relatifs à V ordre des Insectes Myriapodes. Pétersbourg, 184l.In-8°, p. 3.

(3) J. -F. Brandt, ibid.y p. 5, etc.

V1IJ

Il n’en est pas de même des Arachnides, et encore moins des Myriapodes, dont on a proposé aussi la séparation d’avec les insectes pour en former une classe particulière.

M. Brandt a montré par combien de rapports les Myriapodes tenaient aux différents ordres des Aptères - acérés , aux Dicères - hexapodes aptè- res , et enfin à certaines classes des Insectes ailés ; et que par conséquent ils ne pouvaient être sé- parés des Insectes , et constituer une division tran- chée dans le règne animal. Les rapports d’affinité qui existent par les organes de la manducation , et ceux du mouvement, entre les Crustacés , les Anné- lides et certains ordres de Myriapodes, rapprochent ceux-ci des deux divisions du règne animal que nous venons de mentionner, sans les séparer de la grande division des Insectes ailés auxquels ils s’unissent par l’ordre des Aphaniptères. Ces derniers, par leurs mé- tamorphoses, s’éloignent fortement des autres ordres de la division à laquelle ils se trouvent attachés par la privation des ailes. Mais c’est en vain que nous nous efforcerions d’établir entre nos divisions une sé- rie continue des êtres ; cette série n’existe pas. En voulant exprimer d’une manière absolue , par nos no- menclatures, tout ce qui différencie la nature des êtres que nous réunissons sous des noms semblables, la syn- thèse nous échappe , et les deux conditions indispen- sables de la méthode , concision et clarté , disparais- sent , pour ne plus laisser place qu’à une incohérente complication , qui est l’absence de toute méthode.

Paris , ce 27 mai 1844.

Bon WALCKENAER.

Prctre j, del .

Pliryne Scorpion.

PKrviie réinCornie, F.l. moins i/ra/u? yue* nature . F. ij y eux de 1 lu*. Scorpion bi-acnlé, "$.?>. d&ÿr. natur. 3 A. ses yeux.,- 3 B. un. Je, ses peuples. 4 A,i/eut de Sc.roussâtre; B. une de ses moûts : C dernier anneau couda? ci vesiade. 5 . >/euc Je Sc. varié d> A, peau Je Sc. maure; B. un de. ses peiçnes 7 ptr/jpes et cep/uilàt/iora,v J.zl S'C. fl a vie au de .

SCORPIOKIDES. 3 A

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Jptères- -Acérés. PïïRYNÉlD ES -

HISTOIRE NATURELLE

DES

INSECTES APTÈRES.

ORDRE II.

PHRYNÉ1DES.

Céphalothorax d'une seule pièce en dessus, pourvu d'une languette styloïde en dessous.

Abdomen pédiculé , discoïde , de dix anneaux , sou- vent boutonné à son extrémité , mais dépourvu d'ap- pendices génitaux en forme de peigne.

Mâchoires et palpes monodactyles , terminés par une griffe ; les palpes plus ou moins longs , épineux sur le bras, l’avant-bras et la main.

Jambe et tarse de la première paire de pattes, dé- composées en un grand nombre de petits articles , fort grêles et flagelliformes ; tarses des autres pattes triar- ticulés à deux ongles. La jambe de deux articles aux deuxième et troisième paires de pattes ; de trois à la quatrième.

Huit yeux : deux très-rapprochés , sur la ligne mé- diane, près le bord antérieur du céphalothorax et trois bilatéralement , en triangle , à la hauteur des pattes de la seconde paire.

I Respiration pulmonaire.

Anus terminal.

APTÈRES, TOME III. 1

2

PHRYNÉIDES.

L’anus des Phrynes est ouvert à l’extrémité de l’ab- %/

domen et couvert d’un petit opercule. Leur appareil génital s’ouvre sous une pièce écailleuse du commen- cement de l’abdomen, à la partie inférieure de celui-ci. Quant aux impressions bilatérales des arceaux infé- rieurs de l’abdomen , elles ne nous ont pas paru per- forées. L’abdomen se compose en dessous de dix articles en comptant celui qui sert d’opercule.

Genre PHRYNE. (. Phrynus .)

Les Phrynes sont des contrées chaudes du globe. Il y en a dont le corps a 0,04 de longueur, et comme leurs palpes et leurs pattes antérieures ont habituel- lement beaucoup de développement , leur volume pa- raît encore plus considérable qu’il n’est , et leur as- pect a quelque chose de repoussant.

Ces animaux ne constituent qu’un seul genre dont on doit la distinction à Olivier (1). Fabricius les mettait avec les Télyphones dans son genre Taren - tula. Lichtenstein et Herbst en ont donné la mo- nographie sous le nom de Phalangium , et en leur adjoignant encore les Télyphones. Le mot Rhax a dans Hermann une signification analogue, en y ajou- tant toutefois les Galéodes. M. Yan der Hoeven, dans le mémoire que nous citons en note et qui a pour titre Bijdragen tôt de Kennis van het gestacht Phrynus , donne des renseignements sur les Phrynes , dont nous regrettons de n’avoir pu suffisamment pro- fiter à cause de la langue dans laquelle ils sont écrits.

(l) Tarentula, Fabr. ; Phalangium , Licht. et Herbst, Natursystem der ungejlugelten-insekten ,fasc. i, p. 65, 1797 ; in-4 av. pl. (moins le Ph. caudatum). Rhax, Herm. , Mèm. aptèrol. , p. i3. Phrynus, Olivier, 1793; Latreille, Généra Ins.-, Van der Hoeven, Tijdschrift voor nat. gesch . en physiol 1842, p. 68.

G. PHRYNE.

3

1er Section. Phrynes à palmes grêles.

1. Phryne lunée. (Phrynus lunatus.)

Céphalothorax large, aplati, lunulé, un peu tronqué antérieu- rement, échancré en arrière ; son bord marginé , si ce n’est en avant il est rugueux; mâchoires rapprochées, leur premier article grand, ovalaire, marqué en dessous d’une carène velue; son crochet dirigé vers le ventre et droit ; palpes très-longs, pourvus de grandes épines à l’extrémité terminale de l’avant- bras seulement; abdomen subpédiculé, avec un petit bouton terminal. Longueur du corps, 0,033; du palpe, 0,095.

Species aranei perquam rara, Seba, Thés. IV, pl. 99, f. 13. Phalangium lunatum , Fabr., Spec. ins., I, 549, 9.— Licht. et Herbst, Natur System der ungeflugenten ins.7 pha- langium, p. 71, pl. 3.

D’après Lichtenstein et Herbst, cet insecte vit en Amérique. Le British Muséum en possède un qui est étiqueté comme origi- naire du Bengale.

2. Phryne granuleuse. ( Phrynus scaber.)

Céphalothorax plus large que Pabdomen , échancré en ar- rière, arrondi en avant, couvert de petites aspérités peu appa- rentes, mais un peu plus fortes que celles de l’abdomen; cuisses garnies de tubercules subépineux ; palpes allongés à tubercules épineux plus forts que ceux des pattes, régulièrement rangés en lignes ; trois ou quatre épines au bord supérieur, et deux au bord inférieur de la base du bras ; avant-bras terminé en dessus par deux grandes épines presque aussi longues que la main et denticulées à leur bord inférieur, et, au bord interne, par deux épines plus petites et divergentes; article terminal du palpe trifurqué ; son épine médiane la plus forte, portant l’ongle , qui est velu en dessous ; la supérieure courbée et Tinférieure ou la plus petite denticulée vers sa base. . Long. : corps, 0,020 ; palpe , 0,070.

Cette description est faite d’après un exemplaire des îles Se- chelles. Nous avons vu au musée Chatham, une phryne donnée comme de Maurice et qui nous paraît de même espèce.

3. Phryne cheiracanthe. (. Phrynus cheiracantfms.)

Céphalothorax réniforme ; l’abdomen en portion d’ellipse ;

PHRYN&DES.

4

couleur roux-brun foncé, plus noirâtre sur les parties antérieures et aux palpes; palpes longs et grêles, plus épineux que dans l’espèce précédente ; deux rangs d’épines (neuf ou dix) aiguës et fortes sur le bord antérieur du bras dans ses trois derniers tiers ; de semblables épines sur la seconde moitié de l’avant-bras, disposées de même et en même nombre ; quelques-unes de ces épines longues de cinq lignes ; la main a cinq ou six épines ; proportions et taille du Phr. lunatus ; première paire de pattes très-grêle.

Phrynus cheirac., P. Gerv., Prit. Muséum , 1842; id., Soc. Pkilom. de Paris , in Journal l'Institut, 1842, p. 72.

Le Pritish Muséum possède trois exemplaires de cette espèce pris à Demerara, en Guyane ; il les doit à M. Bowers. M. Justin Goudot en a rapporté un très-beau de Colombie , et dont le corps a 0,035 ; avant-bras, 0,040 ; partie filiforme de la première paire de pattes, 0,20.

2e Section. Phrynes à palpes de longueur moyenne.

4. Piïryne de Gray. ( Phrynus Grayi .)

Céphalothorax en cœur raccourci, à échancrure postérieure ; couleur générale brun-cannelle; pattes annelées de plus clair; dessous de l’abdomen ponctué de la même teinte ; bras un peu moins long proportionnellement que dans les espèces précé- dentes; huit ou dix épines en aiguillon placées sur deux rangs à son bord antérieur; des épines semblables sur l’avant-bras à partir de la fin de son premier tiers, en même nombre et plus grandes vers la main ; trois fortes épines à celle-ci et entre elles deux ou trois plus petites. Cette espèce approche du Phrynus palmatus pour la forme du corps, mais ses palpes sont plus grêles. Corps : 5 lignes (0,011); bras : 4 lignes ; avant-bras : 4 li- gnes.

Phr. Grayi , P. Gerv., Pritish Muséum , 1842 ; id. 3 Société Philomatique de Paris 3 inJourn. V Institut, 1842, p. 72.

M. Cuming a découvert cette espèce à Manille. (Iles Philip- pines) .

5. Piïryne moyenne. ( Phrynus médius.)

Palpes plus courts que dans l’espèce précédente ; le bras et l’avant-bras garnis à leur bord antérieur de petites épines

G. PHRYNE,

5

inégales ; trois grandes épines à l’extrémité terminale de l’avant» bras; une forte épine assez courte et une autre un peu plus lon- gue sur la main; sa pointe onguéale subtriangulaire, velue en dedans ; un aiguillon sternal ; abdomen un peu allongé ; couleur générale brune ; pattes marquées de bandes transversales plus claires.

Phalangium medium , Licht. et Herbst, loco cit. , p. 77, pl. 4, f. 1.

Le British Muséum possède un exemplaire de cette espèce signalé comme étant du Brésil.

6. Phryne réniforme. ( Phrynus reniformis.)

(Pl. 23, fig.l.)

Céphalothorax un peu convexe, réniforme, c est-à-dire demi- circulaire en avant et échancré en arrière ; abdomen ohlong, con~ vexe , ses anneaux marqués chacun d’une paire de taches ponc- tiformes ; quelques épines au bras ; d’autres, plus nombreuses et plus fortes à l’avant-bras; des tubercules pilifères sur la pre- mière paire de pattes; cuisses zonées de plus clair que le corps.

Tarantulœ species , Brown, 7am., 409, pl. 2, f. 3. Pha- langii spec ., Gronov., Zooph., 935. Ccincellus araneoïdes , Petiver ,Peteriog., pl. 20, f. 12. Phalangium reniforme* Pall., Spicil. zool., fasc. IX, p. 43, pl. 3, f. 3. Pliai, renif. Licht. et Herbst., loco cit., p. 79, pl. 5, f. 2.

Le British Muséum possède un exemplaire de cette espèce qui vient du Brésil.

Il paraît douteux que le Phrynus reniformis, Dugès, Iconogr. du Règne animal de Cuvier, Arachn ., pl. 16 , soit le vrai reni- formis.

7. Phryne variée. (Phrynus variegatus.)

Céphalothorax cordiforme, à peine plus large que long , de couleur ferrugineuse, varié de brun; abdomen jaune ferrugineux, varié de brun ; uniforme en dessous ; bras portant trois épines à son extrémité terminale ; avant-bras subprismatique, denticulé; cuisses zébrées; palpes et pattes cirrhiformes ferrugineux; lon- gueur du corps, 5 lignes , (0,013) ; du palpe, 7 lignes (0, 016).

Plir. var Perty, Delectus anim ., p. 200, pl. 39, f. 10.

Trouvé près le fleuve des Amazones. M. Perty fait remarquer qu’il n’a pu voir que six yeux sur le Phrynus variegalus ob-

6

PHRYNÉIDES.

servé par lui ; deux yeux en avant sur un tubercule médian , et de chaque côté deux autres très-rapprochés entre eux. Des Phry- nes , très- voisines de celle-ci ou même identiques, nous en ont présenté le même nombre que les autres.

8. Phryne palmée. ( Phrynus yalmatus.)

Céphalothorax réniforme, granuleux, à granules pilifères, ainsi que ceux de l’abdomen ; celui-ci ovalaire , déprimé ; avant-bras lisse, renflé, un peu ramiforme, à cinq dents aiguës; deux épines basilaires de chaque côté du crochet digital.

Phalang. palm. , Licht. et Herbst, loco cit p. 82, pl. 4, f. 2.

Cette Phryne habite les Antilles ; le British Muséum en pos- sède un individu pris à l’ile de Saint-Christophe.

9. Phryne de White. ( Phrynus Whitei.)

Espèce voisine de la précédente par sa taille et sa forme, mais n’ayant pas comme elle sur le céphalothorax, au bord postérieur des anneaux de l’abdomen et sur les pattes, de nombreux tuber- cules miliaires pilifères; caractère dont elle offre seulement quelques faibles indications : ces tubercules , d’ailleurs plus pe- tits et visibles aux pattes seulement ; céphalothorax marqué bi- latéralement de petites raies claires au nombre de trois ; ses an- gles latéraux postérieurs plus émoussés ; couleur générale roux- brun ; les petites lignes du céphalothorax , des taches en carrés longs et bilatérales sur la face supérieure de l’abdomen et les zébrures des pattes de couleur acajou plus claire ; une tache pâle au bord interne des yeux latéraux; du pâle en zone irrégulière au pourtour du céphalothorax ; six épines supérieurement au bord antérieur de l’avant bras. Longueur du bras : 0,006.

Phrynus Whitei , P. Gerv., British Muséum , 1842; id>. Bull. Soc . Philôm. de Paris , 1842; Journ. Vlnst., 1842, p. 72.

L’exemplaire d’après lequel nous avons décrit cette espèce a été rapporté du Bengale par le général Hardwicke.

Phrynes fossiles.

M. Bronn ( Lethœay p. 811) cite, d’après M. Marcel de Serres , le genre Phrynus parmi ceux qu’on a retrouvés à l’état fossile dans le gypse d’Aix.

SCORPION IDES®

7

ORDRE III.

SCORPIONIDES.

Les Scorpionides ont pour caractères essentiels leurs palpes didactyles ainsi que les mâchoires ou chélicères; leur céphalothorax d’une seule pièce en dessus, sans languette inférieure, et leur abdomen multi-articulé. Us ont de deux à douze yeux, dont une paire souvent médiane , plus forte que les autres. Leur respiration est pulmonaire dans les grandes espèces, trachéenne dans les petites (les Pinces).

Ils se partagent en trois genres , suivant qu’ils ont :

L’abdomen sans peignes génitaux et supportant en arrière une queue séiiforme ; ce sont les Tély-

PHONES ;

L’abdomen pourvu de peignes génitaux, d’apparence caudiforme dans ses cinq derniers articles et suppor- tant une vésicule aiguillonnée vénénifère ; ce sont les Scorpions ;

I/abdomen sans peigne , nullement caudiforme et sans aiguillon ni queue après l’anus ; ce sont les Pinces ou Chélifers.

A part les Tély phones, qu’on a pendant longtemps réunis dans un même genre avec les Phrynes , les Oc- topodes Scorpionides que nous plaçons dans cet ordre ont été presque constamment réunis dans un même groupe. Aristote appelle les Chélifers des Scorpions sans queue , et le vulgaire ne les désigne pas autre- ment de nos jours. C’était aussi la manière de voir de

O SCORPION IDES.

Cuvier, de Lamarck et de La treille dans leurs premiers ouvrages. Mais depuis lors, la grande importance que deux de ces naturalistes éminents ont accordée aux caractères de la respiration a conduit le dernier à pla- cer dans deux ordres différents de la classe des Arachni- des les scorpions qui ont des poumons , et les Chélifers qui .sont trachéens. Nous ne croyons pas devoir en faire autant, et notre manière de voir a pour elle Fau- torité de MM. deBlainville , Leach, etc. Il reste d’ail- leurs plusieurs recherches importantes à faire, en anatomie et en physiologie , pour résoudre complète- ment cette question.

i. ^

TÉLYPHONES.

Ils ne comprennent qu’un seul genre.

Genre TÉLYPHONE. (Teljphonus .) (1).

Yeux huit : deux en une paire en arrière du chape- ron; trois plus petits ou ocelles de chaque côté du céphalothorax , derrière la base des mandibules.

Mâchoires ou première paire d’appendices, formant une petite main ou chélicère didactyle. Le doigt mo- bile le plus grand, velu ainsi que le doigt fixe. La pince seule endurcie.

Palpes, ou mieux deuxième paire d’appendices, di- latés en dessous à la hanche, qui est épineuse en avant et fait l’office de lèvre inférieure ; à trochanter épi- neux, remplissant les fonctions de mandibules ; à cuisse

(i) Voyez le genre Phryne , p, 2. Telyphonus, Lat. , Hist. nat . des Crust. et des Ins., t. VII, p. j3o ; 180-j. H. Lucas, Mas*. de zoolog. , cl. VIII; ï835.

G. TÉLYPHONE.

9

simple ; à jambe ou bras spinifère ; à carpe ou tarse didactyle, le doigt extérieur étant mobile sur l'autre.

Pattes, ou troisième à sixième paire d’appendices , n entrant pour aucune de leurs parties dans la forma- tion de la bouche.

La première paire grêle, étroitement articulée entre la deuxième paire d’appendices manducatoires et- la paire suivante de pattes. Sa jambe longue, le tarse antenniforme , à premier article aussi long que la jambe, et les autres, au nombre de huit, n’égalant pas ensemble le premier; point d’ongle.

Les autres paires propres à la course, à tarses de cinq articles dont le premier dépasse en longueur les quatre autres pris ensemble , et dont l’avant-dernier est le plus petit de tous , le troisième le plus grand, et les deuxième et cinquième égaux; deux ongles terminaux.

Corps: Céphalothorax d’une seule plaque en dessus comme dans les Scorpions , présentant en dessous une pièce en coin entre les hanches de la deuxième paire d’appendices manducatoires et les deux premières paires de pattes ; une autre pièce disposée en sens in- verse existe entre les hanches de la quatrième paire de pattes. Abdomen ovalaire-allongé , composé de huit anneaux dans sa partie élargie ; ayant en dessus une double série d’impressions stigmatiformes ( une paire sur chaque arceau) ainsi qu’en dessous sur les quatre, cinq, six et septième arceaux ; celles-ci correspondant aux ouvertures pulmonaires des Scorpions , mais im- perforées. Un appendice caudiforme à l’extrémité de l’abdomen, composé d’un grand nombre de petits arti- cles assez semblables à ceux du tarse de la première paire de pattes , mais plus petits et supportés par une

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SG0RPI0NIDES.

base de trois petits articles post-abdominaux , répon- dant à la partie uroïde des Scorpions. Au bord termi- nal du troisième de ces arceaux et à sa face inférieure est percé l’anus.

Le premier des arceaux inférieurs de l’abdomen est en forme d’écaille , libre à son bord postérieur. Sous lui s’ouvrent les organes génitaux. Les deux arceaux suivants sont peu considérables.

Les Télyphones vivent dans FAmérique chaude et dans l’Inde , principalement dans les îles de Java , Ma- nille, etc. On ignore leurs habitudes , et ils semblent n’avoir aucun organe vénéneux , bien que dans les pays on les trouve on les redoute beaucoup. Leur ressemblance extérieure avec les Scorpions en est peut-être la seule cause.

On trouve à leur égard dans le Journal de Physique pour 1777 , alors rédigé par Fabbé Rozier , une note sur un Télyphone de la Martinique que nous croyons devoir reproduire en note (1).

(i) « L’Insecte qu’on a représenté figure 3 approche du genre de l’Hépa ou Scorpion aquatique plus que d’un autre genre. Il a les an- tennes en forme de pinces de Crabe ; sa trompe est recourbée en dessous. Il a quatre pattes. Ce caractère appartient à l’Hépa , mais ce dernier n’a point d’ailes. Nous avons vu quinze ou vingt individus de même espèce et de grosseur différente. Aucun de ces individus n’avait d’ailes ni de ces rudiments qu’on voit aux larves, et qui indiquent qu’il aurait poussé des ailes. D’ailleurs l’Hépa vit dans l’eau et notre Insecte est terrestre. Il nous paraît donc approcher de irès-près de l’Hépa, et cependant en différer. Nous laissons aux nomenclateurs à décider s’il doit être compris dans le même genre , ou s’il en diffère assez pour qu’on en doive faire un genre à part ... Il a été envoyé de la Martini- que , on lui donne le nom de Vinaigrier , à cause qu’il répand une odeur acide. On a appris qu il se trouvait sous les pierres à terre dans les lieux humides. C’est tout ce que nous savons de son histoire , etc. Il est brun, etc. » ( Qbserv. sur la physique et Vhist. nat., t. IX, p. 468; 1977, )

G. TÉLYPHONE.

I I

Ces animaux sont-ils ovivipares ouovovipares; c’est ce que nous ne pourrions décider, quoique la seconde opinion nous paraisse plus probable , du moins pour l’espèce de Manille. Deux jeuînes sujets que nous avons vus avec leur mère n’en différaient que par une taille moindre et une coloration beaucoup plus pâle. L’espèce la plus anciennement connue de ce genre est celle des îles indiennes. On en a fait d’abord une espèce de Phalangium : Pin caudatum\ puis Fabricius l’a rapportée , ainsi que les Phrynes , à son genre Tarentula , qui répond au genre Rhax d’Hermann , moins les Galéodes ou Solpuges que ce dernier lui réunissait à tort.

Dès 1804 , Latreille , dans son Histoire naturelle des Crustacés et des Insectes (1), a fait du Phalan- gium caudatum un genre particulier sous le nom de Teljphonus . La place qu’il lui assigne dans la série des Arachnides est auprès des Scorpions et dans la même famille que ceux-ci.

Le mot Téléphone signifie en grec qui tue ; il paraît, dit Latreille , avoir été donné aux Scorpions par quel- ques auteurs.

Dans la partie entomologique du Régne animal de G. Cuvier et dans son Cours d Entomologie , Latreille signalait trois espèces de ce genre : le Tély phone an- ciennement connu , un autre du Brésil et un troisième de la Martinique (celui du Journal de Physique).

M. H. Lucas a depuis lors entrepris la monographie du genre Télyphone , et porté à six le nombre des es- pèces qui s’y rapportent. Trois reposent malheureuse- ment sur des exemplaires dont on ne connaît pas la patrie

(i) vil, i3o.

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SCORPIONIDES,

(Teljphonus rufipes , angustus et spinimanus , Luc.). La quatrième est de Java {T. rufimanus, Luc.) comme l’espèce anciennement connue ( T. caudatus ) , et la sixième, qui est la plus grande , provient du Mexique (T. giganteus , Luc.) ; nous commencerons par cette dernière.

Télyphone géant. ( Telyphonus giganteus ).

Bouclier du céphalothorax légèrement aplati, granuleux ; palpes allongés, robustes; leur premier article présentant inférieurement une épine hérissée de poils rougeâtres ; le second moins gros, pourvu antérieurement de cinq épines et inférieurement de deux ; le troisième plus long que large, à deux épines dont une supé- rieure et l’autre inférieure ; le quatrième pourvu supérieurement à sa terminaison d’une forte épine ; le cinquième, qui porte le doigt mobile, également terminé par une forte épine; abdomen ovalaire ; face supérieure granulée , à points stigmatiformes de l’abdomen bien marqués; quelques poils rougeâtres à la queue.

Telyph. gig., Lucas, Mag. zool., cl. VIII, pl. 8, f. 9-10 (1835).

Espèce du Mexique , remarquable par sa taille qui at- teint 5 pouces (0,135) la queue comprise; couleur presque noire.

Télyphone de la Martinique.

Latreille a parlé de cette espèce d’après la note de l’abbé * Rozier dont nous avons reproduit plus haut un extrait : « J’avais cru d’abord, dit-il dans le T. YII de son Hist. des Crust. et des Ins., p. 132, que l’on s’était trompé sur la patrie de cet Insecte ; mais je me suis convaincu depuis qu’il se trouvait dans l’Amé- rique méridionale, à Cayenne, aux Antilles, quoiqu’il paraisse qu’il y soit rare. »

Télyphone porte-queue. (Telyphonus caudatus.)

Pinces peu allongées ; leur premier article armé antérieure- ment d’une longue épine ; le second à cinq épines supérieure- ment et deux inférieurement; le troisième lisse à sa partie supérieure et pourvu d’une petite épine à l’inférieure ; le qua-

G. TELYPHONE.

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trième ayant à son extrémité deux épines dont l’antérieure la plus longue; abdomen peu allongé, à points stigmatiformes de sa face supérieure peu marqués.

Scorpio africanus, Seba, Mus. I, pl. 70, f. 78 . Phalangii species, Linn., Mus. Lud. Ulr., 42 6 . —Ph a l a ng iu m caudatum Fabr., Entom. emend., II, 433 sp. 2 ; id. Mantissa, I, 347, 8 ; Pallas ,Spicil. zool., /asc.9,p. 30, pl. 3, f. 1-2; Licht. etHerbst, Natursyst. des Ungeflugelten insechten , p. 84, pl. 5, f. 2. Telyph. pro scorpio, Latr., Généra crust.— -Telyph. caudatus1 Guérin, leonogr. arachn., pl. 3, f, 3; Lucas, Monogr., pl. 9 , f. 1; Dugès, leonogr. du règ. anim ., Arachn. pl. 15, f. 11.

Ce Télyphone a au plus 15 lignes (0,033) de longueur totale. On le trouve à Java ainsi qu’aux îles Philippines et à Timor. Sa couleur est d’un brun rouge très-foncé en dessus, plus clair en dessous.

Télyphone rüfimane. (Telyphonus rufimanus.)

(Pl. 22 , fig. 5.)

Céphalothorax à écusson obtus en avant ; pinces des palpes courtes et proportionnellement assez robustes; leur premier article terminé antérieurement par une épine assez aiguë, pré- sentant à son côté interne et à sa base quelques poils rougeâtres ; le second à deux épines inférieurement et cinq supérieurement ; le troisième mutique ; le quatrième terminé en avant par une forte épine ainsique le cinquième ou le carpe.

Telyph. rufimanus , Lucas, Monogr. pl. 10, f. 1.

Habite Java. Son céphalothorax est noirâtre en dessus ; le premier article des pinces est d’un roux clair; le second et le troisième sont noirâtres; le quatrième et la main sont roux foncé, couleur qui se retrouve sur presque tout le reste du corps. Lon- gueur totale, 1 pouce (0,022).

Télyphone rufipède. ( Telyphonus rufipes.)

Écusson du céphalothorax assez étroit en avant et aplati; pinces courtes ; une épine très-aiguë à la partie antérieure de leur pre- mier article ; cinq supérieures petites et deux inférieures au second ; une forte épine supérieure au quatrième ; points stig- matiformes de l’abdomen peu apparents; le premier anneau terminé en dessus et en arrière par une pointe arrondie.

Telyph. rufip ., Lucas, Monogr ., pl. 9, f. 2.

SCORPIONIDES .

Patrie inconnue. La couleur de ce télyphone approche du rouge brique et passe au brun sur certaines parties. Longueur du céphalothorax et de l’abdomen, 11 lignes (0,029).

Télyphone étroit. ( Telyphonus angustus.)

(PL 22, fig. 6.)

Céphalothorax étroit ; pinces courtes ; leur premier article armé d’une épine à sa partie antérieure ; le second de cinq supérieurement et de deux inférieurement ; le troisième lisse en dessus et armé d’une seule épine en dessous; le quatrième pourvu antérieurement d’une épine complexe, et le cinquième hé- rissé en avant de deux petites pointes ; abdomen étroit et allongé.

Telyph. angustus , Lucas, Monogr. pi. 10, f. 3.

Patrie inconnue. Les couleurs de cette espèce sont égale- ment peu variées ; la plus répandue est le brun ; les pinces sont rougeâtres, d’une teinte plus claire en dessous qu’en dessus. Lon- gueur j 8 lignes (0,018).

Télyphone spinimane. ( Telijphonus spinimanus.)

(PL 22, fig. 7.)

Écusson du céphalothorax court et s’arrondissant en arrière; pinces remarquables par l’épine terminale antérieure du cin- quième article qui est dentelée ainsi que le bord interne du doigt fixe ; abdomen rectangulaire allongé ; quelques poils à la queue.

Telyph. spinim.9 Lucas, Monogr. pi. 10, f. 2.

Patrie inconnue. Couleur roussâtre , avec du jaune a